le "bio" en littérature

  • Par jean-g
  • Le 13/01/2019
  • Commentaires (4)

C'est ne pas céder à la facilité! Voici pourquoi je viens de mettre les cents premières pages de mon second roman au panier.

Usant du plaisir d'écrire en guise d'engrais ou de pesticide, je les ai rédigées trop vite. j'en dit trop à la fois. les transitions sont trop sèches. l'ensemble est insipide.

Plus grave, en insérant des considérations étrangères à l'intrigue, j'ai modifié génétiquement le roman. Avec quelles conséquences chez le lecteur, sûrement pas celles espérées secrètement ? ne m'en voudra-t-il pas ?

Enfin, l'usage abusif des additifs  sous forme d'adjectifs et d'adverbes les rendent, à mes yeux, impropres à la lecture.

Alors patience! il faut du temps pour écrire un livre "bio"!

 

Commentaires (4)

Roure
  • 1. Roure | 17/01/2019
Cours rattraper tes 100 pages, Jean, ranges les dans un tiroir, dans une armoire, fais comme si, mais ne les jettes pas tu seras surpris dans un mois ou plus de trouver en les relisant des passages à garder, voir tout, y compris les adjectifs, et ces détails qui loin de fausser, précisent.
Cela dit combien je te comprends, à bientôt en Camargue ou Vaucluse, et en bonne compagnie, Marie.
Denis Fournier
  • 2. Denis Fournier (site web) | 14/01/2019
Le panier est symbolique. Tu ne détruis rien. Tu rends utile ce que tu pensais être la voie ultime et dont tu te rends compte qu'elle n'est que la marche d'approche.
C'est génial de "prendre conscience" en mettant ce que tu penses être la "distance juste" entre tes espoirs et la réalité. Ainsi, tu redonnes au temps une valeur positive : être une ressource plutôt qu'un obstacle.
Je frétille de connaître la suite :-)).
À très bientôt.
Sadreux Helene
  • 3. Sadreux Helene | 13/01/2019
Quand vous serez de nouveau devant la page blanche, vous vous surprendrez peut -être à rechercher ces cent pages que vous avez jetées . Disons qu'elles sont une esquisse que vous allez peaufiner malgré vous.
J'avais beaucoup apprécié dans votre premier ouvrage, l'utilisation de ce que vous appelez aujourd'hui durement"additifs"; l'emploi de ce terme attestant probablement de votre déception ..
Faites vous confiance.

Helene Sadreux
AGNES CRESPIN
  • 4. AGNES CRESPIN | 13/01/2019
Très chers Jean et Marie -Laure,
Jean, avec ma mémoire de telline, je garde tes phrases, dont quelques unes devenues "mantra" à mes yeux : "Je considère qu'on se vaut tous, et il a fallu que je travaille sur moi-même pour arriver à cette ligne de pensée (cf : quelques mots échangés lors du mariage de ton fils). Pourquoi tout jeter quand il s'agit du fruit de ton travail, de ta tâche d'écriture. Es-tu sûr? "bio", tu fais dans la mode maintenant? Moi qui te crois toujours dans l'air du temps.
Marie -Laure, "bio" c'est ton idée? Sobre, la plupart du temps, épuré, élégant ne seraient-ils pas les adjectifs qui conviennent? Viendras-tu à Nîmes, enfin, qu'on est l'occasion de "rerire"... pour éviter de trop flipper", et pour le plaisir (ref Herbert Léonard 1981)
Je vous embrasse bien fort, et vous souhaite une belle année, riche! Bon courage, pour le deuxième opus, et pour continuer à faire en sorte d'être du côté heureux de la force! Très grosses bises.
Agnès

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