Anicroches*

  • Par jean-g
  • Le 18/02/2019
  • Commentaires (2)
  • Dans 2019

Dsc00808​ Sous la plume de Claude Roy, je lis: " Il faut s'aimer en écrivant le premier jet, se haïr en se relisant et se tenir à l'oeil en récrivant."

Ceci me parle et me rassure venant de ce Monsieur dont j'apprécie les aphorismes.

J'en suis à "se tenir à l'oeil" et je m'y tiens si sévèrement que je n'écris qu'au compte-goutte!

On écrit un premier roman avec la peur de ne pas y arriver. On croit pouvoir en écrire un second plus facilement. Quelle erreur d'appréciation!

 

 

Commentaires (2)

Denis Fournier
  • 1. Denis Fournier (site web) | 18/02/2019
Tout dépend de la distance. Elle est particulièrement juste pour Claude Roy lorsqu'il observe l'émotion de l'écrivain dans les étapes de sa pratique.
Je connais bien ton tracas, pour en être un témoin mais aussi pour le vivre.
Afin de l'apaiser, je ne vois qu'une ressource : être au clair sur ce que l'on veut dire.
Ça, c'est pour le fond.
Pour la forme, je ne vois qu'une issue : sabrer, jusqu'à ce qu'il ne reste que ce qui est utile pour comprendre ce que l'on veut dire, qu'il s'agisse d'une action, d'une situation, d'une sensation, d'une suggestion... Qu'il manque un mot et l'édifice s'écroule. Qu'il y en ait un de trop et la tension se dilue.
Le fond, ce sont les os et les muscles. La forme peut prendre de multiples... formes : la peau, la silhouette, les habits qui, tous, varieront selon la lumière.
Et puis de quoi s'agit-il ? D'écrire un roman ou d'écrire tout court...?
Selon le cas, la question se pose : quel équilibre, quelle harmonie existe-t-il entre les deux piliers de l'expression artistique que sont le fond et la forme ?
Avec toute mon amitié.
jean-g
Merci Denis. Bien dit et parfaitement compris !

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