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La séance de signature

Jg 3Pour celui qui s'essaye à la littérature, cette séance permet de rédiger quelques dédicaces et, à défaut, de se faire connaitre.

Alors, dans un salon du livre, chez un libraire, une maison de la presse, dans une résidence senior, sur un marché, au coeur d'un vide grenier, "l'artiste", pour quelques heures, voire une journée entière,  va se consacrer à la promotion d'un ou de ses livres.

Il sortira de la séance épuisé, la bouche sèche d'avoir trop parlé, toujours surpris de voir un inconnu s'emparer d'un bouquin dont la couverture pourrait se borner à un gros point d'interrogation.

Il croisera ceux qui naïvement confessent ne jamais lire, ceux qui ne l'avouent qu'après un long plaidoyer de l'auteur en faveur de son livre, ceux qui engagent la conversation et disent n'être venus que pour le plaisir de tailler une bavette ! 

Mais il fera aussi quelques belles rencontres avec ceux qui ont tenté l'aventure sans aller jusqu'au bout faute d'inspiration, avec d'autres qui au terme d'une collecte prolifique ne savent plus comment l'utiliser ou la mettre en forme. Que dire de ceux qui après être allé jusqu'au bout renoncent à publier après avoir tenté l'aventure auprès de nombreux éditeurs et qui n'ont pas les moyens de

s'offrir un édition à compte d'auteur.

Parmi eux, il y a de futurs lecteurs touchés parfois par la compassion de l'auteur plus que par son livre. D'ailleurs, d'autres le sont par la sympathie qu'il inspire ou par ce qui figure  en couverture ou au dos de l'ouvrage. Mystère...

La séance de signature ne se soldera pas toujours par un succès, mais elle donnera souvent lieu à quelques belles rencontres avec un confrère ou avec un visiteur trouvant là le moyen de se livrer à quelques aveux particulièrement touchants. 

Le ressenti

Chat 7 20210621 183311"On ne peut jamais écrire ce que l'on ressent vraiment. Les mots ne peuvent s'élever dans les airs avec le coeur. Ils ne font que tomber sur le papier." A qui le dis-tu, mon bon Lao She. je m'en rends compte chaque fois que je prends la plume.

Alors mon esprit prend la large. Il papillonne, me demande insidieusement ce que je pense du temps qu'il fait. Il sait que je vais maugréer après les météorologues, après celui qui s'est emparé du mot "ressenti", jusqu'à nous faire croire que nous avons tous le même concernant la température ambiante.

Avant, quand l'un disait "je sens qu'il fait froid", jamais il ne se serait permis d'ajouter "mais mon ressenti..." au risque de déclencher une discussion pouvant se terminer par "je sens que ça va mal finir."

Généralisé, le ressenti...ment! Et ce n'est pas l'unique objet de mon ressentiment! Les limitations de vitesse fantaisistes, les 2 verres d'alcool acceptables, mais pas tous les jours, les 5 fruits et légumes à avaler ou à se payer tous les jours ... Tout y passe jusqu' à ce que mon ressenti redevienne acceptable.

Sollicitée, Mimine refuse de prendre part à la conversation. Tout juste semble-t-elle me dire " regarde-moi. Allons, détends-toi!"

méditation hivernale

Bords de marne janv 21Pourquoi, les mois d'hiver, le soleil nous abandonne-t-il si souvent? cèderait-il à la mode du télétravail? Or, rien de tel qu'un ciel gris pour faire grise mine ou pour broyer du noir quand il devient trop sombre.

Le froid s'acharne à décharner les arbres ainsi que nos pensées. Dehors, un silence neigeux accompagne nos pas, un air poisseux colle à la peau et nous errons dans des tableaux dignes d'un Pissarro.

La libido n'est plus qu'un souvenir. Nous ne désirons rien. le temps ne scande plus nos faits et gestes. Il nous échappe.  Il s'évapore au profit de la léthargie. Ne reste plus qu'à se griser en guettant le retour de celui qui éclaire et réchauffe.

Un seul de ses rayons peut tout changer: une fleur jaune éclot, une mésange zinzinule, le sourire d'une petite fille nous émerveille et nous vient sur les lèvres "au printemps, au printemps, et mon coeur et ton coeur..."

LE MASQUE

Img 20220110 173956Qu'il soit chirurgical ou en bec de canard, rose bleu, vert, assorti à un sac ou à une cravate, chacun porte son masque en se demandant jusqu'où ira la mascarade.

Nous ne communiquons plus qu'à moitié.

Certes, bleu d'azur, de jais, clairs, foncés, pers, marrons, noisette, qu'ils soient durs, coquins, étonnés, froids, ingénus, narquois, profonds, rieurs, les yeux nous parlent.

On voit la paille dans ceux du voisin même s'il s'en bat l'oeil ou qu'il rétorque: " l'essentiel aujourd'hui, c'est d'avoir bon pied, bon oeil et d'éviter d'avoir froid aux yeux.

Mais le regard, capable de suppléer à ce qu'on ne peut dire, ne peut s'opposer à une langue qui se tire, à des lèvres  qui se froncent, se pincent ou se mordent. Masqué, comment  rester suspendu aux lèvres d'un ami ou permettre à un malentendant de lire sur les lèvres?

Outre le plaisir d'admirer une bouche aux dents blanches, rose, rouge, de corail, provocante ou gourmande, en coeur ou en cul de poule, il nous ôte le pouvoir... d'embrasser! Or, comment mieux communiquer que par l'intermédiaire d'un baiser?

Celui qui a dit " le monde est un grand bal où tout le monde est masqué " ne croyait pas si bien dire.

Vienne le temps où nous pourrons tomber le masque même si, comme par le passé, nous nous efforcerons de rester déguisés,

de peur d'être démasqués.

IEL !!!???

01 16 aout 2010 st bo 143 1

Comme indiqué sur la photo, IEL était venu se poser sur mon épaule.

Ce pronom neutre inclusif, appris d'une de mes relations très à cheval sur les questions de genre, lui convenait fort bien. Car IEL cachait bien le sien !

Sur son épaule, la papillonne papillonne s'époumonnait une petite fille tandis

que sa mère questionnait: " tu bégayes ? " Avant d'ajouter :  " il manque d'élégance 

pour être une fille. "

Bref, aujourd'hui, je crains fort de couler une bIELle . Mon logicIEL orthographique est en surchauffe. J'ai peur de désapprendre à écrire.

O le bIEL arc en cIEL, IEL est de toutes les couleurs! 

ravage?

Vache redimensionnee 2Plus on avance en âge, plus on comprend ses parents! On souffre souvent des mêmes maux, on est de moins en moins en opposition sur des tas de sujets, on partage de plus en plus leur malaise sur l'avenir du monde.

A ce propos en écrivant "Ravage", en 1943, René Barjavel se doutait-il que ce roman de science-fiction flirterait aujourd'hui avec la réalité?

Le pessimisme de l'auteur quant à l'utilisation du progrès scientifique et des technologies est partagé par ceux qui ont l'âge de l'ouvrage, mais pas seulement!

Le tout électrique qu'on nous promet autorise dans ce livre toutes les excentricités, même les plus macabres, jusqu'au jour de la grande panne. Y échappera-t-on?

La viande "cultivée", celle fabriquée à partir des cellules d'une  entrecôte, celle déjà évoquée dans "Ravage", pourrait, à l'avenir, l'être à grande échelle.

"Notre société est bien malade" mainte fois entendu dans la bouche de nos parents et de nos grands-parents quant nous la pensions en bonne santé... Peut-être est-il encore temps de la reconstruire sur d'autres bases?  

ravage?

Vache redimensionnee 2Plus on avance en âge, plus on comprend ses parents! N souffre souvent des mêmes maux, on est de moins en moins en opposition sur des tas de sujets, on partage de plus en plus leur malaise sur l'avenir du monde.

A ce propos en écrivant "ravage", en 1943, rené barjavel se doutait-il que ce roman de science-fiction flirterait aujourd'hui avec la réalité?

Le pessimisme de l'auteur quant à l'utilisation du progrès scientifique et des technologies est partagé par ceux qui ont l'âge de l'ouvrage, mais pas seulement.

Le tout éléctrique qu'on nous promet autorise dans ce livre toutes les excentricités, même les plus macabres, jusqu'au jour de la grande panne.

 

salon du livre de LAGNY

Schroeder philippe 02 10 2021 lagny 64

 

Merci à Philippe SCHROEDER d'avoir immortalisé ce moment où l'organisatrice de ce salon, Christa MALLET, est venue saluer les joyeux drilles en passe d'accueillir les premiers visiteurs de la matinée.

 

Je tiens familièrement par l'épaule Thierry de CARBONNIERES, co-scénariste du film "UN TRIOMPHE", actuellement à l'affiche. Quant à celui qui serre de près Christa, c'estJoseph FARNEL, un fringant nonagénaire, créateur de mode, mais aussi peintre et, surtout, écrivain reconnu et maintes fois primé.

la reprise

Essai 2 p1030121 600 x 450 300 x 225

"Pour faire de vieux os,

il faut y aller mollo!

Pas abuser de rien pour aller loin,

Pas se casser le cul.

Savoir se fendre 

de quelques baisers tendres

sous un coin de ciel bleu."

 

Combien d'entre nous y ont pensé, il n'y a pas si longtemps, sur une plage bordée d'une mer d'encre, sur un sommet avec l'illusion d'être plus près du ciel ou en flânant sous les ombrages de quelque chemin creux?

Lequel d'entre nous n'a pas senti alors, par moment, descendre en lui comme une grâce fredonnant les paroles de "l'herbe tendre" ou peu s'en faut?

Peut-être importe-t-il de s'en souvenir par ces temps de reprise?

 

Espoir

Chat 7 20210621 183311Les cafetiers pestent contre le temps, le monde de la politicaille se déchire, "presentiels" et "distantiels" s'affrontent, les mandarins persistent à pérorer, le bon peuple rognonne et, dans tout ce vacarme, une voix; celle de Robert Desnos qui s'élève au dessus des autres.

Une voix, comme un tambour, voilée
Parvient pourtant, distinctement, jusqu'à nous.
Bien qu'elle semble sortir d'un tombeau
Elle ne parle que d'été et de printemps. 
Elle emplit le corps de joie, 
Elle allume aux lèvres le sourire. 
Je l'écoute. Ce n'est qu'une voix humaine
Qui traverse les fracas de la vie et des batailles,
L'écroulement du tonnerre et le murmure des bavardages. 
Et vous ? Ne l'entendez-vous pas ? 
Elle dit "La peine sera de courte durée"
Elle dit "La belle saison est proche."

Ne l'entendez-vous pas ? 

 

 C'est ce que pense ma chatte, toute alanguie à l'écoute de ce poème et qui fait mine d'éviter mon regard comme pour m'imposer le silence.

Perplexité

                                                                                                

8 avril 2017 p1090069 12 mimine 5" Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés:

On en voyait point d'occupés

A chercher le soutien d'une mourante vie..."

 

En écrivant ces vers, Monsieur de La Fontaine se doutait-il qu'ils pourraient s'appliquer aux zombies que nous sommes devenus? Peut-être parler d'une "mourante vie" serait-il excessif? Mais résignés, fatalistes, soumis, nous nous sommes installés, tant bien que mal, dans une seconde vie, bourrée d'incertitude.

L'incertitude, un mal devenu plus toxique que le virus. Alphonse Karr ne dit-il pas "l'incertitude est le pire de tous les maux" avant d'ajouter, il est vrai "jusqu'au moment où la réalité nous fait regretter l'incertitude". Las de lutter contre cette plaie, certains se sont résolus à accepter cette vie végétative qui lui va si bien, faite de petits riens, au point d'hésiter à l'abandonner aujourd'hui. Quelques mets plantureux, un excès d'apéros sont venus l'agrémenter au prix, souvent, d'un  changement d'anatomie. Mais sans la présence des autres, ces folies ont manqué de piquant et de charme.

Voyant l'incertitude flirter avec l'exaspération, le Président a décidé de lui tordre le cou... Si, Si, Si! Allons-nous retrouver la vie d'avant ou aborder la vie d'après? Anne Baratin pense que "l'incertitude laisse entr'ouverte la porte de l'espérance." Alors, ne boudons pas cette perspective.

Et moi...

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Plusieurs millions de bons Français

Et moi, et moi, et moi,

Comme tous ces foutriquets

Geignant de voir tout de guingois.

J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Des jeunes aux vieux, tous infectés,
Et moi, et moi, et moi,

Bêtement, plein d'affinités
Avec ce virus mal embouché.
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Des pelletées de contaminés
Et moi, et moi, et moi,
Qui crèvent d'être confinés
Alors qu'ils ont été vaccinés!
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Une palanquée d'éminents professeurs
Et moi, et moi, et moi,

Qui écoute ces grands jappeurs
A la télévision bien malgré moi!
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Des milliers de "sans-envie"
Et moi, et moi, et moi,

La libido plus qu'assouvie
qui se shoote avec du chocolat.
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Reste l'armée des optimistes
Et moi, et moi, et moi,

Qui tente, thérapeutiste,
d'enrôler tous les résignés.
J'y pense en buvant du Chablis
C'est la vie, c'est la vie.

Avec le temps...

       Img 20201018 wa0007 1                                                          

Oui, tout s'en va! Avec la covid, même le temps s'échappe alors qu'il semble arrêté, qu'on végète, qu'on vivote, qu'on s'encroûte, qu'on survit.

Où peut-il donc foutre le camp ce temps perdu? le rechercher n'est-ce pas encore du temps  perdu?

Peut-être en gagnerions-nous en lisant ou relisant du Marcel Proust? Ce magicien de la mémoire involontaire, celle des sensations, des madeleines odorantes et savoureuses.

Confiné plus souvent qu'à son tour,  lire ce prince de la métaphore nécessite quelques efforts. Il faudra s'immerger dans ses phrases un peu longues à la façon d'un nageur hésitant à rentrer dans une eau un peu froide, haleter à chaque virgule, parfois reprendre du début de peur de se noyer, mais s'acharner afin d'être récompensé en refaisant surface dans un ailleurs enchanteur.


 

Que faire un 12 février?

20161202 215530Féliciter Gurbanguly Berdimuhamedow réélu Président du Turkmenistan.

Prier le ciel de rester couvert, car d'après le dicton: "au 12 février, soleil clair, encore 40 jours d'hiver."

Consulter les annales:

en 1914, le brevet du soutien-gorge est déposé par Mary Phelps Jacob

en 1941, pour la première fois un humain est soigné à la pénicilline

en 1954, une étude met en évidence le lien entre certains cancers et la consommation de tabac.

en 1986, signature à Lille des documents officialisant le tunnel sous la Manche

en 1999, Bill Clinton est innocenté par le sénat américain dans l'affaire Monica Lewinski.

ou prendre exemple sur Mimine:

Attendre que ça passe et rester optimiste!

Littérature et gastronomie

Flamand 1 

       

Souvent, nous dévorons des livres qui mériteraient d'être dégustés, savourés.  Peut-être parce que nous ne parvenons pas à nous rendre disponibles?  

Alors, nous lisons comme nous mangeons trop souvent: trop vite et sans discernement.

Nous passons à côté de ce chef  qui à l'art d'assaisonner un portrait, de tel autre qui truffe son texte de métaphores somptueuses, qui use de l'analepse pour nous rappeler les plats de nos grands-mères, de tel autre épurant sa prose à l'aide de l'ellipse ou la relèvant par une pointe d'ironie, sans oublier celui qui parvient à rendre lèger une sujet réputé indigeste.

Qui ne sait pas lire dans le blanc des pages ne sera jamais bon gourmet des livres. C'est ce que me disait un auteur en comparant le temps mis à lire ses romans à  celui mis à les écrire.

Bientôt Noël !

"Noël n'est pas une saison, c'est un sentiment" Edna ferber

Toutes générations confondues, c'est le plaisir d'être tous réunis, au moins une fois dans l'année, autour d'un bon repas.

" la cuisine avait un air de fête et la crèche de mon enfance trônait en bonne place lorsque je retrouvai les miens. Ma mère avait mis les petits plats dans les grands. la toile cirée avait été remplacée par une nappe blanche. Des verres à pied et un service de table, acquis grâce à des bons de réduction, donnaient un air de fête inhabituel. Immuable, la seule tranche de saumon achetée dans l'année s'est accordée parfaitement avec une Clairette aux arômes de fenouil. Puis, ce fut le tour des escargots, des petits gris accompagnés de cerneaux de noix et de dés de jambon cru, le tout baignant dans une sauce tomate parfumée au thym. Pour ce plat, mon père déboucha une bouteille empoussiérée capable dans remontrer aux meilleurs Côtes Rôties. En provenance des Matelles, les fromages d'un chevrier nous ont permis d'achever la Clairette. Les agapes prirent fin autour des treize desserts et d'une Carthagène dont nous n'avions pas mesuré la traîtrise. Je déclinai l'offre de mon père, disposé à sortir la bouteille de marc habitée par la marionette...

Extrait de "Oublie tes rêves, trouve ta place"

Pour vous procurer le livre, lire le module "Où l'acheter"

Trouver sa place

23316662 1711426112221330 6275773020372342106 n 2 Tout le monde en rêve. Beaucoup la cherchent, certains la trouvent. D'autres se désespèrent sans être dupes.

 

" L'impression d'avoir loupé le coche, de ne pas être à ma place, me taraude. A Paris, je n'y ai jamais été. je m'y sens seul, je suffoque, j'ai besoin d'air. Au travail, dans le mélodrame que je pressens, je crains de finir par endosser un rôle de cocu! Quant à mon couple des divergences de vue le fragilisent.

Hors de moi, au propre comme au figuré, je suis comme ce brin de persil au fond d'un évier. Il résiste mais finira par disparaitre si la bonde est lachée. 

Je cherche ma place. Où est-elle parmi tous ces possibles,  souvent contradictoires et l'aurais-je saisie si je l'avais trouvée?

Comment éviter de se complaire dans la rêverie devant tant de complexité? Alimentée par les souvenirs, elle frôle l'extravagance et je ne parviens pas à m'en passer. J'en use à la façon d'un antidépresseur. Sous son emprise, je perds le Nord. Qu'espérer de mieux si c'est pour retrouver le Sud et, rien que d'y penser, je dois lutter pour ne pas battre la campagne sur un étalon fringant, aux lèvres de mérou et couvertes d'écume.

Légèrement encapuchonné, il encense de la tête et par de légers ronflements, il scande des pas de samba sur la draille de Méjanes. A notre droite, un étang, vaste comme une mer, miroite. Fuselés comme des avions de chasse, des flamands le survolent, au ras de l'eau. Sur la gauche, nous longeons une roubine tapissée de fleurs jaunes et tout un petit monde, effrayé par le bruit des sabots se jette à l'eau... "   

Extrait de "oublie tes rêves, trouve ta place" 

" Il n'y a d'art que pour et par autrui. "

<< "Sans lecteur, pas d'oeuvre litteraire" ironise un ami qui se plaint, comme tant d'autres, de n'avoir toujours pas reçu mon dernier livre, commandé sur une plateforme de vente depuis belle lurette! Sont-elles engorgées? Manquent-elles de personnel? s'agace-t-il.

- Je ne sais... Mais pour en revenir au lecteur dont tu parles, le plus souvent une lectrice, encore faut-il qu'il sache que mon livre est sorti! >>

Sa réflexion m'a courroucé; je sais trop bien que le lecteur et l'écrivain-vant sont indissociables.

Devinant mon exaspération, il compatit, puis se hasarde à dire sans trop de conviction:

<< Ton éditeur va le promouvoir, c'est son rôle et toi, tu feras le reste, non?

- Que Dieu t'entende concernant mon éditeur! Quant à moi, tous les salons, programmés de longue date, ont jeté l'éponge et nombre de librairies refusent d'organiser une séance de signatures de peur de voir la covid envahir leurs locaux. >>

Désemparé, il m'a quitté sur la pointe des pieds. J'ai profité d'un rayon de soleil pour me rendre en forêt. Quelques grands chênes m'ont consolé.

                         
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                         
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                             

Rentrée littéraire

Couv2 1

Elle compte cette année un nouveau venu.

N'ayant pas eu la prétention de le présenter à l'un des nombreux Prix Littéraires qui fleurissent courant novembre et  toujours pas sollicité par un média, si petit soit-il, je me dois de vous en dire quelques mots.

" Il faudra la survenue d'une infortune pour que les rêves de José cessent de s'opposer à son désir de changer de vie. Sur le chemin tortueux qui conduit du rêve à sa réalisation, il vous invite à le suivre. Peut-être vous permettra-t-il, vous aussi, de partir vers un ailleurs plein de promesses? "

Vous trouverez sur mon site jeangrousset.com tous les moyens de vous le procurer.

Bonne lecture et à bientôt!

 

Trouver sa place...

20770194 1627424000621542 5648177448283807190 nComme suite à mon précédent billet, la romancière Diana Evans questionne:

- n'est-ce pas la raison d'être des rêves, de trouver sa place ?

Dubitatif, du fond de sa Phrygie, Esope lui répond:

- prends garde à ne pas te perdre toi-même en étreignant des ombres.

Courroucé, Einstein s'efforce de conclure:

- Au milieu de la difficulté se trouve l'opportunité.

 

 

José, le héros de mon roman à paraitre va se ranger à l'avis du grand physicien. Un déboire professionnel lui en donnera l'occasion.

 

Après maintes tergiversations, au bout de ses rêves, il trouvera sa place. Rude, austère, farouche, telle une sauvageonne, la Camargue lui tendra ses bras.