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Dans 2019

La gestation

Par Le 03/05/2019

20180606 165805A voir le temps passé et le nombre de phases écrites et remaniées par Marcel Proust pour parvenir à celle connue de nous tous: "Longtemps, je me suis couché de bonne heure.", je trouve que je vais presque vite dans la rédaction de mon second roman!

Les brouillons d'un Flaubert ou d'un Zola font taire mon impatience et me rassurent. A côté d'eux, j'écrivaille! Mais je jubile:

- en voyant le mal de chien qu'ils ont eu à esquisser un plan général, puis détaillé, à trouver un titre.

en mesurant combien la place réservée à se documenter a été importante.

Je partage ce besoin d'enrichir ou d'alléger tel ou tel passage, voire de le changer de place.

Je compatis en comptant le nombre de ratures.

Je reste sans voix devant cette opiniatreté à chercher le mot juste, qui se traduit par des listes de mots approchant celui jugé insatisfaisant.

Je m'attendris lorsque je vois apparaitre un dessin qui signe une pause ou une panne d'inspiration.

Dans 2019

mon prochain livre

Par Le 03/04/2019

Pape 4 2"Il est aussi facile de rêver un livre qu'il est difficile de le faire." 

Je souscris à cette citation d'Honoré de Balzac, le personnage principal de mon prochain roman aussi.

Ce dernier serait bien en peine d'aller au bout de son rêve à force de se laisser tenter par la chimère !

Alimenté par des souvenirs magnifiés au fil du temps, celui-ci va l'aider à vivre, mais outrepasser ses droits.

Il faudra un "coup d'épaule" du destin pour qu'il cesse de rêver sa vie et fasse de son rêve une réalité.

Dans 2019

Anicroches*

Par Le 18/02/2019

Dsc00808​ Sous la plume de Claude Roy, je lis: " Il faut s'aimer en écrivant le premier jet, se haïr en se relisant et se tenir à l'oeil en récrivant."

Ceci me parle et me rassure venant de ce Monsieur dont j'apprécie les aphorismes.

J'en suis à "se tenir à l'oeil" et je m'y tiens si sévèrement que je n'écris qu'au compte-goutte!

On écrit un premier roman avec la peur de ne pas y arriver. On croit pouvoir en écrire un second plus facilement. Quelle erreur d'appréciation!

 

Dans 2019

le "bio" en littérature

Par Le 13/01/2019

C'est ne pas céder à la facilité! Voici pourquoi je viens de mettre les cents premières pages de mon second roman au panier.

Usant du plaisir d'écrire en guise d'engrais ou de pesticide, je les ai rédigées trop vite. j'en dit trop à la fois. les transitions sont trop sèches. l'ensemble est insipide.

Plus grave, en insérant des considérations étrangères à l'intrigue, j'ai modifié génétiquement le roman. Avec quelles conséquences chez le lecteur, sûrement pas celles espérées secrètement ? ne m'en voudra-t-il pas ?

Enfin, l'usage abusif des additifs  sous forme d'adjectifs et d'adverbes les rendent, à mes yeux, impropres à la lecture.

Alors patience! il faut du temps pour écrire un livre "bio"!

 

Dans 2018

Séances de dédicace

Par Le 17/12/2018

Quel plaisir de rencontrer mes futurs lecteurs! Je les aime pour la confiance dont ils m'honorent.

Ne font-ils pas un pari en se procurant le livre d'un inconnu? va-t-il correspondre à l'image qu'ils se font de l'auteur?

Vaste sujet qui nous entrainerait fort loin!

Beaucoup ont écrit, mais pas de quoi en faire un livre. Ils me confessent leurs difficultés:

" Pèriodiquement, j'écris.  Mais, sur des sujets si divers que je ne vois pas comment les lier pour en faire un livre!"

" Ma vie est un roman. Mais, au bout d'une vingtaine de pages, j'ai l'impression d'avoir tout dit!"

Combien je les comprends pour avoir éprouvé les mêmes difficultés.

Dans 2018

Entregent!

Par Le 21/11/2018

20180929 115527Il en faut pour faire partie des gens de lettres! Avec la plume pour roulotte, ce sont des gens du voyage; mais aussi, cloués à leur chaise, des gens de maison. Certains, méconnus, se considèrent comme des gens de peu ou sous-estimés par des gens d'en haut. D'autres, "mélanchoniens" s'écrient << Vous, les gens!>> et rêvent du Goncourt pour toute présidence.

Dans 2018

les habitudes

Par Le 04/10/2018

23380008 1711426188887989 8458635412476646960 nElles pèsent de tout leur poids sur nos bonnes résolutions.

Cueillies pendant l'été comme ces fleurs des champs qui ornaient la campagne, elles se sont fanées.

Sournoisement, comme ces jours qui racourcissent, les habitudes se sont réinstallées, les vacances finies! 

Me restent les encouragements de ce cheval aux oreilles éloquentes.

"La pire tyrannie est celle de l'habitude" me murmure -t-il. Mais il sait qu'avec moi sur son dos nous la rendrons  moins cruelle.

Dans 2018

Maso?

Par Le 13/07/2018

20180503 160327   Depuis des mois, je cherche l'angle qui me permettrait d'entrer de plain-pied dans    mon second roman, d'en entrevoir les perspectives, de m'engager dans l'aventure      avec fougue.

   Je ne suis plus qu'une éponge imbibée qui laisse échapper, dans le désordre, une        accumulation d'observations diverses, de fulgurances éphémères, de conseils à          suivre, d'erreurs à ne pas commettre, de bonnes résolutions, dès qu'on tente de la    presser.

  Vingt fois j'ai écrit, lu, corrigé, réécrit la  première phrase de ce livre sans qu'elle    chante à mon oreille...et, pourtant, je m'entête!

  Car, comme disait Paul Brulat: " La page blanche me fait peur, mais dès que j'ai          pris  la plume, tout s'en va! "