Billets de jean-g

la reprise

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"Pour faire de vieux os,

il faut y aller mollo!

Pas abuser de rien pour aller loin,

Pas se casser le cul.

Savoir se fendre 

de quelques baisers tendres

sous un coin de ciel bleu."

 

Combien d'entre nous y ont pensé, il n'y a pas si longtemps, sur une plage bordée d'une mer d'encre, sur un sommet avec l'illusion d'être plus près du ciel ou en flânant sous les ombrages de quelque chemin creux?

Lequel d'entre nous n'a pas senti alors, par moment, descendre en lui comme une grâce fredonnant les paroles de "l'herbe tendre" ou peu s'en faut?

Peut-être importe-t-il de s'en souvenir par ces temps de reprise?

 

Espoir

Chat 7 20210621 183311Les cafetiers pestent contre le temps, le monde de la politicaille se déchire, "presentiels" et "distantiels" s'affrontent, les mandarins persistent à pérorer, le bon peuple rognonne et, dans tout ce vacarme, une voix; celle de Robert Desnos qui s'élève au dessus des autres.

Une voix, comme un tambour, voilée
Parvient pourtant, distinctement, jusqu'à nous.
Bien qu'elle semble sortir d'un tombeau
Elle ne parle que d'été et de printemps. 
Elle emplit le corps de joie, 
Elle allume aux lèvres le sourire. 
Je l'écoute. Ce n'est qu'une voix humaine
Qui traverse les fracas de la vie et des batailles,
L'écroulement du tonnerre et le murmure des bavardages. 
Et vous ? Ne l'entendez-vous pas ? 
Elle dit "La peine sera de courte durée"
Elle dit "La belle saison est proche."

Ne l'entendez-vous pas ? 

 

 C'est ce que pense ma chatte, toute alanguie à l'écoute de ce poème et qui fait mine d'éviter mon regard comme pour m'imposer le silence.

Perplexité

                                                                                                

8 avril 2017 p1090069 12 mimine 5" Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés:

On en voyait point d'occupés

A chercher le soutien d'une mourante vie..."

 

En écrivant ces vers, Monsieur de La Fontaine se doutait-il qu'ils pourraient s'appliquer aux zombies que nous sommes devenus? Peut-être parler d'une "mourante vie" serait-il excessif? Mais résignés, fatalistes, soumis, nous nous sommes installés, tant bien que mal, dans une seconde vie, bourrée d'incertitude.

L'incertitude, un mal devenu plus toxique que le virus. Alphonse Karr ne dit-il pas "l'incertitude est le pire de tous les maux" avant d'ajouter, il est vrai "jusqu'au moment où la réalité nous fait regretter l'incertitude". Las de lutter contre cette plaie, certains se sont résolus à accepter cette vie végétative qui lui va si bien, faite de petits riens, au point d'hésiter à l'abandonner aujourd'hui. Quelques mets plantureux, un excès d'apéros sont venus l'agrémenter au prix, souvent, d'un  changement d'anatomie. Mais sans la présence des autres, ces folies ont manqué de piquant et de charme.

Voyant l'incertitude flirter avec l'exaspération, le Président a décidé de lui tordre le cou... Si, Si, Si! Allons-nous retrouver la vie d'avant ou aborder la vie d'après? Anne Baratin pense que "l'incertitude laisse entr'ouverte la porte de l'espérance." Alors, ne boudons pas cette perspective.

Et moi...

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Plusieurs millions de bons Français

Et moi, et moi, et moi,

Comme tous ces foutriquets

Geignant de voir tout de guingois.

J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Des jeunes aux vieux, tous infectés,
Et moi, et moi, et moi,

Bêtement, plein d'affinités
Avec ce virus mal embouché.
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Des pelletées de contaminés
Et moi, et moi, et moi,
Qui crèvent d'être confinés
Alors qu'ils ont été vaccinés!
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Une palanquée d'éminents professeurs
Et moi, et moi, et moi,

Qui écoute ces grands jappeurs
A la télévision bien malgré moi!
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Des milliers de "sans-envie"
Et moi, et moi, et moi,

La libido plus qu'assouvie
qui se shoote avec du chocolat.
J'y pense et puis j'oublie,

C'est la vie, c'est la vie.

Reste l'armée des optimistes
Et moi, et moi, et moi,

Qui tente, thérapeutiste,
d'enrôler tous les résignés.
J'y pense en buvant du Chablis
C'est la vie, c'est la vie.

Avec le temps...

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Oui, tout s'en va! Avec la covid, même le temps s'échappe alors qu'il semble arrêté, qu'on végète, qu'on vivote, qu'on s'encroûte, qu'on survit.

Où peut-il donc foutre le camp ce temps perdu? le rechercher n'est-ce pas encore du temps  perdu?

Peut-être en gagnerions-nous en lisant ou relisant du Marcel Proust? Ce magicien de la mémoire involontaire, celle des sensations, des madeleines odorantes et savoureuses.

Confiné plus souvent qu'à son tour,  lire ce prince de la métaphore nécessite quelques efforts. Il faudra s'immerger dans ses phrases un peu longues à la façon d'un nageur hésitant à rentrer dans une eau un peu froide, haleter à chaque virgule, parfois reprendre du début de peur de se noyer, mais s'acharner afin d'être récompensé en refaisant surface dans un ailleurs enchanteur.


 

Que faire un 12 février?

20161202 215530Féliciter Gurbanguly Berdimuhamedow réélu Président du Turkmenistan.

Prier le ciel de rester couvert, car d'après le dicton: "au 12 février, soleil clair, encore 40 jours d'hiver."

Consulter les annales:

en 1914, le brevet du soutien-gorge est déposé par Mary Phelps Jacob

en 1941, pour la première fois un humain est soigné à la pénicilline

en 1954, une étude met en évidence le lien entre certains cancers et la consommation de tabac.

en 1986, signature à Lille des documents officialisant le tunnel sous la Manche

en 1999, Bill Clinton est innocenté par le sénat américain dans l'affaire Monica Lewinski.

ou prendre exemple sur Mimine:

Attendre que ça passe et rester optimiste!

Littérature et gastronomie

Flamand 1 

       

Souvent, nous dévorons des livres qui mériteraient d'être dégustés, savourés.  Peut-être parce que nous ne parvenons pas à nous rendre disponibles?  

Alors, nous lisons comme nous mangeons trop souvent: trop vite et sans discernement.

Nous passons à côté de ce chef  qui à l'art d'assaisonner un portrait, de tel autre qui truffe son texte de métaphores somptueuses, qui use de l'analepse pour nous rappeler les plats de nos grands-mères, de tel autre épurant sa prose à l'aide de l'ellipse ou la relèvant par une pointe d'ironie, sans oublier celui qui parvient à rendre lèger une sujet réputé indigeste.

Qui ne sait pas lire dans le blanc des pages ne sera jamais bon gourmet des livres. C'est ce que me disait un auteur en comparant le temps mis à lire ses romans à  celui mis à les écrire.

Bientôt Noël !

"Noël n'est pas une saison, c'est un sentiment" Edna ferber

Toutes générations confondues, c'est le plaisir d'être tous réunis, au moins une fois dans l'année, autour d'un bon repas.

" la cuisine avait un air de fête et la crèche de mon enfance trônait en bonne place lorsque je retrouvai les miens. Ma mère avait mis les petits plats dans les grands. la toile cirée avait été remplacée par une nappe blanche. Des verres à pied et un service de table, acquis grâce à des bons de réduction, donnaient un air de fête inhabituel. Immuable, la seule tranche de saumon achetée dans l'année s'est accordée parfaitement avec une Clairette aux arômes de fenouil. Puis, ce fut le tour des escargots, des petits gris accompagnés de cerneaux de noix et de dés de jambon cru, le tout baignant dans une sauce tomate parfumée au thym. Pour ce plat, mon père déboucha une bouteille empoussiérée capable dans remontrer aux meilleurs Côtes Rôties. En provenance des Matelles, les fromages d'un chevrier nous ont permis d'achever la Clairette. Les agapes prirent fin autour des treize desserts et d'une Carthagène dont nous n'avions pas mesuré la traîtrise. Je déclinai l'offre de mon père, disposé à sortir la bouteille de marc habitée par la marionette...

Extrait de "Oublie tes rêves, trouve ta place"

Pour vous procurer le livre, lire le module "Où l'acheter"

Trouver sa place

23316662 1711426112221330 6275773020372342106 n 2 Tout le monde en rêve. Beaucoup la cherchent, certains la trouvent. D'autres se désespèrent sans être dupes.

 

" L'impression d'avoir loupé le coche, de ne pas être à ma place, me taraude. A Paris, je n'y ai jamais été. je m'y sens seul, je suffoque, j'ai besoin d'air. Au travail, dans le mélodrame que je pressens, je crains de finir par endosser un rôle de cocu! Quant à mon couple des divergences de vue le fragilisent.

Hors de moi, au propre comme au figuré, je suis comme ce brin de persil au fond d'un évier. Il résiste mais finira par disparaitre si la bonde est lachée. 

Je cherche ma place. Où est-elle parmi tous ces possibles,  souvent contradictoires et l'aurais-je saisie si je l'avais trouvée?

Comment éviter de se complaire dans la rêverie devant tant de complexité? Alimentée par les souvenirs, elle frôle l'extravagance et je ne parviens pas à m'en passer. J'en use à la façon d'un antidépresseur. Sous son emprise, je perds le Nord. Qu'espérer de mieux si c'est pour retrouver le Sud et, rien que d'y penser, je dois lutter pour ne pas battre la campagne sur un étalon fringant, aux lèvres de mérou et couvertes d'écume.

Légèrement encapuchonné, il encense de la tête et par de légers ronflements, il scande des pas de samba sur la draille de Méjanes. A notre droite, un étang, vaste comme une mer, miroite. Fuselés comme des avions de chasse, des flamands le survolent, au ras de l'eau. Sur la gauche, nous longeons une roubine tapissée de fleurs jaunes et tout un petit monde, effrayé par le bruit des sabots se jette à l'eau... "   

Extrait de "oublie tes rêves, trouve ta place" 

" Il n'y a d'art que pour et par autrui. "

<< "Sans lecteur, pas d'oeuvre litteraire" ironise un ami qui se plaint, comme tant d'autres, de n'avoir toujours pas reçu mon dernier livre, commandé sur une plateforme de vente depuis belle lurette! Sont-elles engorgées? Manquent-elles de personnel? s'agace-t-il.

- Je ne sais... Mais pour en revenir au lecteur dont tu parles, le plus souvent une lectrice, encore faut-il qu'il sache que mon livre est sorti! >>

Sa réflexion m'a courroucé; je sais trop bien que le lecteur et l'écrivain-vant sont indissociables.

Devinant mon exaspération, il compatit, puis se hasarde à dire sans trop de conviction:

<< Ton éditeur va le promouvoir, c'est son rôle et toi, tu feras le reste, non?

- Que Dieu t'entende concernant mon éditeur! Quant à moi, tous les salons, programmés de longue date, ont jeté l'éponge et nombre de librairies refusent d'organiser une séance de signatures de peur de voir la covid envahir leurs locaux. >>

Désemparé, il m'a quitté sur la pointe des pieds. J'ai profité d'un rayon de soleil pour me rendre en forêt. Quelques grands chênes m'ont consolé.

                         
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                           
                         
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                               
                             

Rentrée littéraire

Couv2 1

Elle compte cette année un nouveau venu.

N'ayant pas eu la prétention de le présenter à l'un des nombreux Prix Littéraires qui fleurissent courant novembre et  toujours pas sollicité par un média, si petit soit-il, je me dois de vous en dire quelques mots.

" Il faudra la survenue d'une infortune pour que les rêves de José cessent de s'opposer à son désir de changer de vie. Sur le chemin tortueux qui conduit du rêve à sa réalisation, il vous invite à le suivre. Peut-être vous permettra-t-il, vous aussi, de partir vers un ailleurs plein de promesses? "

Vous trouverez sur mon site jeangrousset.com tous les moyens de vous le procurer.

Bonne lecture et à bientôt!

 

Trouver sa place...

20770194 1627424000621542 5648177448283807190 nComme suite à mon précédent billet, la romancière Diana Evans questionne:

- n'est-ce pas la raison d'être des rêves, de trouver sa place ?

Dubitatif, du fond de sa Phrygie, Esope lui répond:

- prends garde à ne pas te perdre toi-même en étreignant des ombres.

Courroucé, Einstein s'efforce de conclure:

- Au milieu de la difficulté se trouve l'opportunité.

 

 

José, le héros de mon roman à paraitre va se ranger à l'avis du grand physicien. Un déboire professionnel lui en donnera l'occasion.

 

Après maintes tergiversations, au bout de ses rêves, il trouvera sa place. Rude, austère, farouche, telle une sauvageonne, la Camargue lui tendra ses bras.

" rêver un impossible rêve..."

Salins de giraud 13 septembre 2016Le rêve est l'accomplissement d'un désir, d'un désir inconscient, nous dit Freud en parlant de celui qui occupe nos nuits. Il n'en va pas de même avec celui qui agrémente nos jours tout en restant au stade de désir inassouvi.

Lequel d'entre nous n'a pas été tenté de se laisser aller à la rêverie... au point, parfois, de s'y perdre? Alors, passer du rêve à la réalité reste un voeu pieux. la chimère l'emporte sur la réalisation d'un projet, sauf si, par chance, un coup de pouce du destin permet d'inverser la donne.

Beau thème pour un roman, non?

Une visite inopportune

Insidieusement, à pas feutrés, la maladie, qui n'ose se présenter que sous un sigle [ covid-19 ] , m'a rendu visite. Avec un culot monstre, elle s'est emparée de mon corps et m'en a dépossédé. 

Une voix d'outre-tombe a remplacé la mienne. Bientôt, mes jambes, pareilles à celles d'un poulain qui vient de naitre, refusèrent de me porter. Sous l'effet d'une extême fatigue, mon esprit cessa de se battre. Je me mis à divaguer et à errer, sans corps, dans un sombre univers. la vie fuyait. Mais un matin, le regret des choses simples s'est imposé comme un début de guérison et ce quatrain de Csezlaw Milosz m'a sauté au visage:

" Seigneur Dieu, j'ai aimé la confiture de fraises

  et la sombre douceur du corps féminin.

  Comme aussi la vodka glacée, les harengs à l'huile,

 les parfums: la canelle et les clous de girofle."

Aujourd'hui, des envies me reviennent. Celle d'un verre de rosé arrive en tête. Reste à être sur d'en retrouver le goût avant de mettre fin à une parenthèse riche de sens!

Sémantique lexicale

Confinement: maintien d'un être vivant dans un milieu de volume restreint et clos, mais aussi interdiction faite à un malade de quitter la chambre !!!

Confinage: voisinage

Confinité: fait d'être très proche

(se) confiner (à) : toucher aux frontières, être immédiatement voisin, être contigu, être très proche de, mais aussi tracer des limites autour de quelqu'un, l'enfermer.

Muni d'une attestation en bonne et du forme, au confinement de la Camargue, confiner dans une cabane de gardian, avec une belle arlésienne, pendant quatorze jours ou plus, sans tracer de limites autour d'elle,  je suis sur que nombre de ceux qui pestent contre les mesures gouvernementales accepteraient la confinité, le confinage. Enfin, tout ce qui s'en rapproche!

Spéculation

" Tout livre a pour collaborateur son lecteur" M. Barrès

Mais, concernant mon roman à paraitre, où est-il? Disséminé dans la nature comme une fleur des champs!

Qui est-il? A n'en pas douter, le plus souvent une lectrice, à tel ou tel âge de la vie.

Où et à quel moment de la journée le lira-t-elle? Sera-t-elle studieuse, rêveuse, distraite en le lisant?

Dans quel état d'esprit le rencontrera-t-elle? En forme, chagrinée?

Qu'en restera-t-il?

Patience!

"Tout arrive enfin, à qui sait patienter." ce proverbe danois, plein de sagesse, j'ai du mal à le suivre!

Pourtant, rien ne presse. le plaisir d'écrire ne l'emporte-t-il pas, chez moi, sur celui d'être publié? Quoique...?

J'ai hâte de me trouver en présence de futurs lecteurs dans une librairie, une maison de la presse, une bibliothèque, sur un marché, dans le métro...

Ne suis-je pas avide d'aller "à la rencontre d'une rencontre"?

 

A la recherche de la perle rare

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Je suis à la recherche d'un éditeur "pêchu" ! Pourquoi ne me chercherait-il pas lui aussi? Mais comment le trouver ?

Comme tant d'autres l'ont fait avant moi, j'ai adressé un manuscrit à quelques grandes maisons qui totalisent dans le marché de l'édition une part telle qu'elle ridiculise les 20/80 de la loi de Pareto!

En quête, elles aussi, de la perle rare, pourquoi n'accepteraient-elles pas de publier mon manuscrit, même si ceci relève de la gageure. N'ont-elles pas refusé, parfois, celui des plus grands?

Il y a de bons livres jamais publiés et des livres moins bons publiés. Quels sont les bons et les moins bons?

Bref, tout reste possible. Alors, patience! 

"Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous"

Gardian et arlesienne jpgA la recherche d'une couverture parlante pour mon prochain livre, je suis tombé en arrêt sur ce tableau

Il évoque, à la perfection, une grande partie de ce que j'ai tenté d'écrire.

Un cheval, un gardian, une Arlésienne vus de dos, un arrière-plan évanescent qui laisse place à toutes les suppositions, à une rêverie contemplative. le tout traité dans des couleurs chaudes, sublimées par la lumière du Sud.

Bravo et merci à Claude SAUZET, l'auteur de de tableau et de bien d'autres, que je me suis empressé de rencontrer. L'homme est aussi chaleureux et généreux que sa peinture. Nous aurions pu parler des heures entières de la Camargue et de bien d'autres choses encore.

 

Alea jacta est

Unnamed 1

J'en ai fini avec mon second roman!

Quelques brûlures d'estomac, quelques douleurs au bas du dos, quelques envies de fraises en plein hiver et des sautes d'humeur à foison!

Passé entre les mains de quelques intimes, ce qui n'est encore qu'un manuscrit suscite des commentaires: "Qu'il est beau!", "Il te ressemble!", d'autres encore.

Moi, je le relis avec tendresse sans trop savoir s'il est bien constitué, s'il ne lui manque rien pour affronter la vie.

Il va falloir le confier à un spécialiste dont je redoute le diagnostic.

Je cherche celui qui pronostiquera un avenir plein de promesses à ce bébé qui vient de naitre.